Hier, mercredi 3 août, au sein de la Casa M de la Biennale du Mercosul à Porto Alegre, était invitée Clarissa Diniz, commissaire d’exposition et éditrice de la revue Tatuí avec Ana Luisa Lima. Clarissa s’est exprimée sur la critique contemporaine d’art au Brésil et sur son expérience d’auteur et d’éditrice.

Le tatuí (un bathynome) est un petit animal marin de la famille des crustacés, ambitieusement choisi par ces jeunes critiques pour illustrer leurs immersions dans l’art.
D’une fraîcheur inouïe, cette revue n’a cessé de se remettre en question. Le premier numéro, paru en 2006 sous forme de fanzine pendant un évènement à Recife – le SPA das Artes –, fut écrit et imprimé en cette même semaine, sans presque dormir, pour assister à toutes les manifestations et ressentir au plus près les vibrations de l’art.
Il n’était absolument pas prévu de continuer, mais les amateurs étant et les fonds se proposant, il parut naturel de donner suite à cette aventure sans projet.
Aujourd’hui, la revue en est à son 11e numéro, contient entre 6 et 10 articles et reçoit un traitement graphique par un artiste intervenant pour l’ensemble de la maquette. Depuis la 4e parution, chaque numéro répond à une thématique. Cela s’est quelque peu institutionnalisé, mais la décontraction, le désir de connaissance et d’objectivité les amena, par exemple, à s’enfermer entre artistes, critiques et littéraires pour une immersion avec l’autre, pour co-penser, co-écrire, co-éditer et co-signer les numéros 9 (allias 00) et 10.
Tous les exemplaires de la revue sont disponibles sur leur site. Je vous encourage à découvrir ces textes, pour les lusophones, et « au pire » à découvrir leurs inspirés traitements graphiques.
| le site de la revue Tatuí
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